dimanche 4 mai 2008

Car l'amour n'est qu'un mot.

Entre nous il n'y a pas de promesses, pas d'éternel, pas de pour toujours.
Toutes ces idioties sont pour les couples dont l'insécurité filtre par tous les pores.
Entre nous il n'y a que ce sentiment, plus fort que les kilomètres, plus fort que la différence d'âge, plus fort que les autres.
Toutes leurs critiques, leurs remarques amères, leurs avis dénués d'intérêt glissent sur notre carapace comme les gouttes d'eau sur les vitres.

Et moi je sais, je sens, je peux presque toucher ce sentiment. Cette brume entre nous, ce fil nous reliant, ces cordes enserrant cœurs et corps. L'atmosphère à couper au couteau quand nous sommes tous les deux dans une pièce, les regards se trouvant, comme attirés l'un par l'autre, les aveux secrets murmurés sur le papier.

Ces soirées passées à se frôler discrètement, cette rage dans nos baisers, cette douceur dans nos caresses.
Et ces jours à ne penser qu'à l'autre, à se demander ce que l'autre fait, pense, dit, à prier silencieusement pour que l'autre revienne.
Cette hargne dans nos disputes, cette chaleur dans nos retrouvailles, cet espoir dans nos séparations.
Ces projets pour demain, pour dans un mois, pour dans dix ans.
Ces combats contre nos peurs, contre nos déceptions, contre nous-mêmes.

Qui oserait mettre un mot sur tout ça?
Qui oserait réduire cette foule de sensations, d'émotions, de pensées en un seul petit mot?
Comment osez-vous faire de mon plus beau joyau un bijou de pacotille?
Comment osez-vous imposer au monde cette limite de cinq lettres?

Car jamais aucun dictionnaire ne pourra résumer ce que je ressens pour toi.
Car ce sentiment est infini, douloureux, brûlant, doux, tendre, chaste, fiévreux, tenace, impétueux, indéfinissable...

Car l'amour n'est qu'un mot.
Et que je ressens bien plus que ça.


[Entrée pour le concours Sentiments du Forum Francophone de DeviantArt.
Encore une fois fait en direct live sur Blogger et bêtalecté par la divine Michmich alias Jaja.
Tous les avis sont les bienvenus!
PS: oui, c'est un de mes personnages qui parle.]

8 commentaires:

Michmich/Jaja/Tata Chaussette (ou plus pour les intimes) a dit…

Je suis diviiiiine !!! [insérezsmileyrunnyici]

Bon, je t'ai déjà donné mon avis, mais je peux te [rhaaa! ce sale Sac à Puces vient me déranger pendant que j'écris et je perds le fil de mes pensées!! *note à moi-même: donner des coups de pelle plus forts la prochaine fois*] BREF!! je te redis bravo tout simplement ^^

Et tu peux me refaire bêtalecter quand tu veux ma chère 3² ^^ (ou comment plagier Cocci)

Silver a dit…

À la chaussette en crevettes : Mais mon amûr, tu sais, quand tu fais quelque chose il faut m'ignorer quand je parle, c'est ce que je fais tout le temps.

À Miss Weisz/Vachette à lait bondissante de droite à gauche : C'est très bien foutu, tu ne te borne pas à une simple facette de ce sentiment et tu l'explore sous tous ses angles, j'aime beaucoup. ^^

Frunkp Tapioka Warly a dit…

Certains aspects clichés mais l'écriture arrive à surpasser ça.
Y a juste l'idée de la brume qui me paraît bizarre, sûrement pke je la comprends pas.

J'aime bien.

Raf a dit…

Tiens je pensais que c'etait toi tout court qui parlait pas a travers un de tes personnages... c'tait biensaympathique (oui oui en un seul mot) comme pitit truc... ^^

lyuplusnutellaforever a dit…

ça me fait penser à l'essais de Denis de Rougemont, L'Amour et l'Occident.

Une fois qu'on a lu ce bouquin on se dit qu'on n'aimera plus jamais parce que d'autres l'ont déjà fait avant.

d'ailleurs c'est tombé au partiel de littérature comparée et ça disait "le romantique occidental est un individu pour qui la douleur, et spécialement la douleur amoureuse, est un moyen privilégié de connaissance" Vous avez 3 heures!

Nine a dit…

Lu elle est géniale, parce que quand elle commente elle parle jamais de l'article =D
J't'aime Lardon Loufoque Frisé!

Charlène a dit…

Salut Nine. J'espère que tout va bien ( cours/retour d'Italie/exams terminaux et divers autres programmes tout aussi réjouissants.)

Passons à la lecture critique de ton texte.(ben oui, c'est pas un salon de thé, là!)

Sur le plan personnel de mon avis à moi toute seule hautement et éminemment subjectif (c'est une tournure de phrase qui ne devrait pas exister, ça! le clavier, l'écran, l'ordi, l'espace commentaire devraient pouvoir le rejeter!)
Moi j'aime bien, même si je trouve qu'il y a des lourdeurs par moments. Ca m'empêche d'adherer complètement. Mais l'amour étant sans aucun doute le thème sur lequel l'humanité écrit le plus, il relève de l'impossible d'éviter quelques lieux communs. Tu as le mérite d'en éviter beaucoup et de détourner certains, c'est déjà beaucoup.

Autre bon point pour toi, c'est sincère et on y croit. Malgré ton démenti, je persiste à croire que tu ressentais quand même un chouilla ce que tu as écrit. Même si c'était il y a longtemps et caetera, je dirai qu'on sent le vécu. Mais je m'égare...

Revenons au texte en lui-même. La lourdeur dont je te parlais plus haut vient de ton usage (que je qualifierai presque d'abusif) des rythmes ternaires. Je ne sais pas si c'est conscient ou non (moi je ne m'en aperçois jamais compte au moment de l'écriture...8S)mais si c'est un effet stylisique voulu, pourquoi ne tient-il pas sur tout le texte? Tu as un rythme ternaire continu au début et puis,au 4eme paragraphe, boum, tu déséquilibres le tout avec 4questions. Je m'interroge. Je ne vais pas tout compter, mais dans les 3premiers paragraphes, il y a onze occurences de rythme ternaire (c'est de la performance, à cette quantité! ;) ): moi, lectrice,j'ai l'impression d'être assommée, et pas par la force d'un destin amoureux. Cela n'engage que moi, mais je pense que ton texte gagnerait en puissance si tu brisais ce rythme, en surprenant tes lecteurs, qui attendent par habitude trois éléments en en écrivant 4,7 et puis 2 (par exemple. )
Alors, fondamentalement, ca ne change rien, mais puisque tu écris dans le cadre d'un concours, surprends tes juges! Stylistiquement, cette sensation de déséquilibre langagier peut évoquer l'ivresse, le vertige et implicitement une ivresse amoureuse. Dans tous les cas, c'est parler d'amour, par le souffle et le phrasé.

Deux détails encore, maintenant que mon esprit est aiguisé: dans ta phrase " Ces soirées à se frôler discrètement, cette rage dans nos baisers, cette douceur dans nos caresses.", pourquoi ne poursuis-tu pas les oppositions: le contact vs la discretion, la violence vs la douceur et la douceur vs la douceur?
Et deuxième détail, au même paragraphe, tes deux dernières phrases: vu que tu es obligée de conserver le "pour" à cause de la grammaire, peut-être qu'il serait plus léger de virer les deux derniers "contre", afin primo de varier ta construction en changeant la nature grammaticale et secundo, histoire de ne pas perdre le rythme, et au contraire, amener à un point culminant de tension (presque essouflé de choses à dire, c'est l'impression que ca me donnerait) pour attaquer les questions. Non?

Je suis désolée si cette lecture te semble trop scolaire, mais bon, je critique, je critique et je passe à côté d'une chose qu'il est importante de te dire: ton écriture me plait. Nous héritons tous de tics d'écriture, (par exemple et au hasard, le rythme ternaire...)mais au delà de ce détail, j'apprécie toujours de te lire!

aurore a dit…

Il n'y a pas de limite de mots aux coms? :P
Bravo à Charlène pour cette analyse toute scolaire qui nous avait tant manqué!
Bon, moi je n'ai rien à ajouter aux nombreux coms, ce texte est bien, j'aime ben.