dimanche 13 mars 2016

De la problématique du son

J'aime bien la musique, vous l'aurez remarqué.
J'aime bien écrire aussi.

Enfin, non. J'aime écouter de la musique et j'aime quand j'ai fini d'écrire un truc.

Ma problématique est là. Écouter de la bonne musique c'est de la gratification immédiate : quelque chose d'électrique et violent et doux et chaud et magique, qui remonte tes veines et te donne des frissons dans le dos et des picotements sur la nuque.
Écrire c'est long, c'est chiant, c'est une galère pas possible. Les mots ne viennent pas, ou alors ils viennent mais ce n'était pas ceux-là que tu voulais. Et puis même avant d'en arriver là, ouvrir le document word te prend en général autant de temps et de négociations avec toi-même que le fait de faire ta valise avant un gros voyage.

Alors la musique c'est plus facile.

En ce moment j'essaie de me coller au travail sur un scénario de BD.
A la base c'était une idée de roman, mais je pense que ça passerait mieux en images.
Il y a 3 ans (mon dieu trois ans...) j'ai créée une playlist pour cette idée. Elle s'appelle Luisa/Andrew, parce que pour l'instant les personnages s'appellent comme ça et que sur le moment je n'avais pas de meilleur nom.

Si vous voulez écouter à quoi ressemble la relation de ces deux persos et leur histoire (et du coup de quoi parlerait la BD), vous pouvez lancer cette playlist en aléatoire...

Bon. J'ouvre mon doc.

samedi 12 mars 2016

Tu crois que tu n'as pas peur

Il est 20h un vendredi et je suis en pyjama, roulée en boule sur mon lit, à attendre je ne sais trop quoi. 
Depuis novembre dernier je n'ai pas trop réfléchi à l'impact au long terme qu'avaient eu les attentats sur moi. Après tout, je n'ai perdu personne, aucun de mes amis n'a été blessé, j'ai appris des mois plus tard qu'une personne que j'aime beaucoup avait passé une partie de la soirée enfermée dans un placard du Bataclan. Mais elle allait bien et souriait doucement en me le racontant donc...

Et ce soir une amie m'a reparlé du risque qu'on courait. M'a recommandé de ne pas sortir parce qu'elle avait entendu un truc, une rumeur. Et des rumeurs, merde, depuis Charlie Hebdo on en entend tout le temps. Mais là...
Je n'ai pas le moral et je suis fatiguée et... 

Tu crois que tu n'as pas peur. Tu vis ta vie, tu sors, tu bois et tu danses.
 
Tu crois que tu n'as pas peur.
Jusqu'au jour où tu rentres bien vite chez toi te cacher dans ton lit et attendre que la nuit passe.
 
 
[Hier je suis rentrée chez moi, les tripes nouées, je me suis mise en pyjama, toutes lumières allumées, et j'ai écrit ça. Ensuite, j'ai somnolé pendant cinq heures, essayant de décider si je devais me lever et manger un truc, regarder une série. Et puis je me suis dit que non, j'ai éteint les lumières et j'ai dormi. 
J'ai l'impression d'avoir perdu une bataille.]

mardi 8 mars 2016

8 mars - Journée de l'infâme

Mes billets d'humeur commencent en général par "Je ne parle pas souvent de [tel sujet] mais là il faut que je vous dise un truc" et celui-ci ne dérogera pas à la règle.

C'est vrai que je n'ai jamais trop utilisé ce blog comme manifestation de mon féminisme (c'est plutôt quelque chose que je fais sur Twitter, habituellement), mais aujourd'hui il faut que ça sorte...