La plupart du temps je suis quelqu'un d'agréable. Un peu fofolle, drôle, pas emmerdante.
Et puis parfois, je suis comme ça. Je ne supporte plus qu'on me parle, je ne supporte plus les gamins qui jouent dehors, je ne supporte plus qu'il fasse chaud.
J'en ai marre et j'étouffe sous des couches d'agacement et de colère.
J'en ai vraiment ras le bol là...
dimanche 28 juin 2009
lundi 22 juin 2009
Breathe me
C'est un de ces moments qui vous marquent à vie. Un de ceux qui encore des années plus tard restent vivides dans votre esprit. Une marque au fer rouge.
Ce genre de moment commence toujours d'une façon totalement anodine.
Je ne dérogeais pas à la règle, je prenais ma douche.
La journée harassante que je venais de passer, à hurler sur mes subalternes, glissait sur ma peau, emportée par l'eau. C'était une douche comme une autre, comme des centaines, des milliers d'autres.
L'élément perturbateur entra en jeu de façon anodine, désinvolte. La bouteille de shampoing était vide.
C'est le genre de chose qui arrive tous les jours à des milliers de personnes à travers le monde. Et sur ces milliers d'individus, plusieurs centaines eurent la même réaction que moi et tendirent la main à l'aveuglette pour saisir un nouveau flacon sur l'étagère.
Combien de dizaine n'eurent comme moi qu'un flacon quasiment vide?
Qui d'autre que moi ne tomba pas sur un flacon mais sur un souvenir?
Inconsciente du drame qui se tramait, je tapais le fond de la bouteille afin de faire sortir le peu de shampoing restant. Le parfum de vanille mis du temps à atteindre mes sens, mais lorsqu'il finit par le faire, ce fut pour me frapper comme la foudre.
Je restais immobile quelques secondes. Pétrifiée par cette odeur. Et soudain mes jambes lâchèrent.
Je me retrouvais assise dans ma douche, sous une pluie battante, tenant dans ma main gauche recroquevillée le dernier vestige de toi.
Combien d'années avaient passé? Combien de douches avais-je pris, ignorant ce vieux flacon? Combien de fois étais-je passée à côté de ce qu'il me restait de nous?
Avachie contre la paroi, le mur de carrelage me glaçant le dos, je me souvenais soudain de tout. De nos douches après l'amour. De ma manie de te laver les cheveux. De cette odeur si particulière qu'avait la vanille sur toi. De nos après-midi à paresser au lit, mon nez enfoui dans ton cou. Des heures, des jours, des semaines après ton départ. De l'oreiller qui perdait ton odeur. De la vie qui perdait son intérêt. De moi qui perdais le fil du temps.
Les semaines, les mois, les années à t'oublier. A ne plus te chercher dans les silhouettes que je croise. A ne plus espérer. A ne plus vivre.
A attendre de sentir l'odeur de la vanille sous une pluie battante.
[Je vous avais promis un texte. L'inspiration frappe parfois de drôles de façons.]
samedi 20 juin 2009
Not dead yet
Depuis que mon copain m'a fait remarquer qu'il n'y avait pas eu d'updates sur mon blog entre deux de ses visites, j'ai pris conscience de mon absence de productivité actuelle.
J'admets que là, y a un peu du laissé aller. Mais bon, j'ai le nez sur un écran de 9h à 17h30 tous les jours donc j'avoue que quand je rentre chez moi j'ai moyennement envie de m'y remettre.
Par conséquent, je cherche aujourd'hui la force de me botter le cul et d'inaugurer Roméo (mon nouveau pc) en écrivant un texte.
Sauf que le texte que je veux continuer est sur Rody. Donc me voilà avec mes deux pcs portables, comme une geek, en train de transférer mes textes et autres trucs 'importants' d'un ordi à l'autre.
Sinon baaah rien. C'est un peu pour cette raison aussi que je ne touche plus à mon blog depuis un moment, parce que je n'ai rien à dire.
Donc une update, un jour. S'il y a encore des lecteurs prenez votre mal en patience, je jure que le prochain article sera un texte inédit.

